Recyclage et valorisation des plastiques (KuRVe)

L’étude Kunststoff Recycling und Verwertung (KuRVe), réalisée par l’entreprise Carbotech AG et l’Institut de technologie environnementale appliquée UMTEC sur mandat de huit cantons, plusieurs associations et l’Office fédéral de l’environnement OFEV, s’est intéressée aux moyens d’utilisation et d’élimination des emballages en plastique issus des ménages suisses. 

L’étude «KuRVe» fournit des principes importants pour le recyclage des matières plastiques en Suisse: la collecte mixte de déchets plastiques offre un bénéfice écologique limité pour des coûts élevés. Les associations nationales de la gestion communale des déchets OIC et ASED ainsi que l’association faîtière Swiss Recycling voient leurs recommandations confirmées par les résultats des études: seuls les matériaux recyclables doivent être collectés et ce, séparément.

Les résultats de l’étude peuvent être résumés de la façon suivante : comparées à la collecte des bouteilles à boissons en PET, les collectes mélangées de matières plastiques des ménages présentent une écoefficacité plus faible. Alors qu’elles coûtent cher, elles ne présentent qu’un faible avantage écologique.

Ces coûts relativement importants sont d’une part le résultat d’une logistique compliquée, plus la collecte étant mélangée, plus les frais de tri étant importants. D’autre part, les recettes de la vente de la matière sont moindres. Les principales critiques adressées à la collecte mixte sont les coûts supplémentaires encourus ainsi que la matière incinérée pour être valorisée thermiquement après avoir été collectée et triée au prix d’un effort important. Bon nombre de ce qui est collecté ne peut pas être recyclé ou n’est pas demandé sur le marché secondaire. Actuellement, ce problème est bien illustré par l’arrêt des importations édicté par la Chine. Si la matière collectée pouvait être bien valorisée, la Chine la prendrait volontiers ; ce pays ne disposant cependant pas d’installations de valorisation thermique à large échelle comme c’est le cas en Suisse, elle risque de se transformer en « décharge pour les plastiques de mauvaise qualité ».